lundi 27 mai 2013

MAÎTRES ET IGNORANTS



Les « Ignorants » (disons « non encore éclairés ») obéissent à leurs peurs, mais ne s'en rendent pas compte. Car généralement elles sont enfouies profondément et ne s'expriment que par un désir exacerbé de contrôle, de pouvoir, de richesses.
Tout leur discours n'est qu'une rationalisation sans fin, pour ne pas voir ce fait.
Ils contestent systématiquement les idées qui pourraient les amener à prendre conscience de leur fonctionnement et donc sont toxiques pour ceux qui ne fonctionnent plus comme ça, ceux qui ont réellement quitté le monde de la peur, n’entendent pas y retourner, et ont émigré vers leur être réel (sont fondés désormais sur l’amour,  le Principe, ou la Source).
Parmi ces ignorants, certains écrivent bien ou parlent bien ; et ils réussissent à convaincre d'autres ignorants comme eux de la validité de leurs élucubrations insensées, car tous ces gens restent à la surface des mots et ne sont pas capables d’un raisonnement cohérent, ne pénétrant jamais dans l'essence des choses pour juger de la validité des idées. Ils ne peuvent donc pas comprendre ce qu'on essaie de leur dire en toute compassion, et sans vouloir leur nuire bien au contraire. Ils restent obstinément enfermés en leur mental, où ils tournent en rond sans fin dans des démonstrations incohérentes et stériles.
Ils n'ont pas l'humilité suffisante pour apprendre des sages, en toute simplicité. Ils sont des faussaires qui essaient de singer la sagesse, mais sans avoir le « mana », alors ça ne fonctionne pas ; et ils en veulent aux maîtres d’avoir su le trouver, ils sont jaloux de leur charisme, qu'ils attribuent à un ego surdimensionné, alors que c'est précisément l'inverse. Ils les attaquent sur les questions de pouvoir, ou de manipulation, aidés en cela par la doxa obscurantiste qui manipule leurs peurs en diabolisant les mouvements spirituels minoritaires (pour des raisons évidentes de contrôle politique qui leur échappe totalement également, puisqu’ils nient leur propre conditionnement et se prétendent « libres »). Les ignorants pensent que les « maîtres » fonctionnent comme eux de façon perverse, en essayant de manipuler les autres et d’abuser d’eux. Mais s’il y a des problèmes avec des maîtres, au niveau social, c’est souvent à cause du fait que des disciples ignorants se manipulent eux-mêmes, soit en adulant des maîtres et se soumettant à eux de façon malsaine, soit au contraire, pour ne pas avoir à le faire, en les attaquant, les dénigrant et les salissant, pour ne pas avoir à se remettre en question ni reconnaître la valeur de leurs enseignements.

Un vrai maître regarde les autres maîtres de la même façon qu’il regarde tout et tous, ignorants compris, c'est-à-dire avec compassion.
Un vrai maître peut se prétendre ou ne pas se prétendre maître.
Il peut avoir ou ne pas avoir de disciples.
Ce n'est pas le titre qui fait la valeur de l'enseignement, mais l'amour qui émane de la personne.

Un enseignement de Lumière vise toujours à démasquer ce qui est faux et amener les gens vers leur vérité, il vise à les rendre libres, ce que les ignorants refusent inconsciemment, tout en prétendant le contraire. Ces gens ont le chic pour entortiller les autres dans des manipulations sans fin et les culpabiliser de leur « manque d'amour », s’il n'obéissent pas à leurs injonctions perverses visant à les accepter pour ce qu'ils ne sont pas.
Si on refuse de jouer ce jeu parce qu'on le perçoit comme faux, alors ils révèlent leurs vraies intentions et deviennent hargneux: ils contestent tout au hasard, sans plus se préoccuper de la valeur réelle des idées qu’ils rejettent, des idées souvent tout à fait valables et éclairantes.
Ce sont des fauteurs de troubles qui ne sèment autour d'eux que leur désordre intérieur.
On peut et doit leur pardonner, mais aussi nous avons l'obligation de nous protéger de ce genre de personne.
On ne peut aider que ceux qui ont l'humilité de reconnaître qu'ils ont besoin d'aide.
Qu'ils soient des maîtres ou des ignorants !

samedi 30 mars 2013

L'IMAGE DANS LE MIROIR ET LE SOI VÉRITABLE


Quand les autres vous définissent, ils ne vous limitent que dans la mesure où vous vous identifiez à ce qu’ils disent de vous.
Si leur image de vous est négative, c’est que leur ombre les empêche de voir votre lumière.
Eckhart Tolle a dit : « Ne vous préoccupez pas de la façon dont les autres vous définissent. Quand ils le font, ils se limitent eux-mêmes. C’est donc leur problème. » Nous le savons, instinctivement, mais alors pourquoi sommes nous blessés lorsque les autres nous renvoient une image dévalorisante ?

Nous recherchons ce miroir que tend l’autre, car c'est un merveilleux piège émotionnel pour l'ego : il aime s'identifier aux images avantageuses qui le font paraître pour plus que ce qu’il est. Mais ce faisant il passe son cou dans la guillotine, car à vouloir vivre ainsi par procuration dans le miroir, il se rend vulnérable et dépendant, et lorsque l'autre nous définit par la négative, l'identification à l'image reflétée par l'autre devient mortifère.
L’être véritable se passe d'identification : il n'a pas besoin d'image de lui-même pour se définir : il EST.
Celui qui recherche la preuve de son existence dans le regard d'autrui ne s'est pas encore trouvé lui-même.

MAIS OÙ EST L’ÊTRE VÉRITABLE ?

La Substantifique Substance de l’Âme, le Soi, le Principe est là tout proche.
Il est au Centre du centre du monde.
Au Centre du centre du cercle que nous sommes.
Nul besoin de volonté pour le trouver.
Nul besoin d’effort : il ne se révèle qu’au plus profond de l’Abandon.

Nulle peur à avoir, et nul désir de poursuite n’est nécessaire pour le trouver : au contraire toute hâte, toute crispation en retient la floraison.
Il n'y a rien à faire en réalité que de réaliser qu’il est déjà là, en germe.
Présent en un minuscule point au centre du Centre.
Si minuscule que nous ne le voyons pas.

Toutes pensées qui passent, toutes émotions qui se lèvent sont comme les nuages dans le ciel : sans réalité ; et seule l’illusion nous permet de croire en ce qu’ils suggèrent.
Mais ces voiles nous cachent le point infinitésimal, dans lequel réside le Tout.
Ne portons pas de jugements sur nous-mêmes, ne regardons pas notre image à travers les yeux des autres, ce n’est qu’une façon de ne pas être.
N’intervenons pas sur ce qui n’a pas de réalité, ce serait poursuivre le vent.
Tout disparaît à chaque instant et reparaît tout neuf, jamais mort et jamais né.
Dans l’intervalle entre ces deux instants, l’éternité est contenue.

La quête même du bonheur est ce qui nous empêche de le trouver car cette quête commence par l’oubli que le bonheur est déjà là, et qu’il n’a pas à être cherché.
Il n’y a pas de choses bonnes ou mauvaises en soi, il n’y a que la poursuite d’images gratifiantes et fuite d’images dévalorisantes sans aucune réalité.
L’une procède du désir, l’autre de la peur, les deux sont illusoires.
À poursuivre ainsi quelque chose qui n’existe pas, on s’épuise et ne trouve aucun réconfort, car on oublie de regarder ce qui EST et qui réside au fond de nous de toute éternité.
Qui ne peut mourir car cela est sans début, sans fin, sans forme et sans limite.

Lorsque la Joie apparaît, c’est que le Centre est vu et qu’il va éclore et commencer de rayonner : personnel, inaliénable, indépendant de toute chose.
C’est la fin de la quête illusoire.

Tom Raggs

mardi 26 février 2013

LE SEXE ET LA TRANSMUTATION DU REGARD

Message pour les frères et les sœurs pour qui l’assouvissement du désir sexuel est tout de même plus urgent que d’obéir au désir de se transcender et de cheminer sur le Sentier !



Le chemin qu’il est convenu d’appeler Sentier et qui est le lent processus de la transmutation de soi est, conséquemment, le changement de notre regard sur le monde et donc celui du monde dans lequel on vit, même si les autres personnes ne vivent pas le même changement. La raison de cette individualité de la conversion est que le monde extérieur n'existe pas, il n’est une projection de nous-même, de l’état dans lequel se trouve notre mental et notre émotionnel. Nous sommes chacun le monde, un monde différent, et notre vision en est la réalité pour nous en fonction de ce que nous sommes. Et donc ce monde peut être l'enfer ou le paradis, selon la vibration dans laquelle se trouve notre conscience.

Le sexe n'échappe pas à cette ambivalence et peut être vu et vécu de deux façons.
Il peut être autant un tremplin vers l'immortalité, la joie et la réalisation de soi, qu'un moyen de s’attacher au monde de la mort et de la tristesse des plaisirs éphémères.
Ce peut être un moyen de s'appauvrir, s'affaiblir, en se déchargeant sur l’autre des fardeaux qu’on ne peut pas affronter soi-même, découvrir en soi-même. C’est alors une soupape de sûreté et, lorsque les partenaires sont dans cette même optique et pratique, leur jouissance, même simultanée, n’est pas « élevante » et ne permet pas de transcender le monde, de contribuer à changer le regard qu’on porte sur celui-ci en élevant sa fréquence vibratoire. C’est une pratique du sexe exotérique, dans laquelle l’accent est mis sur l’aspect « nettoyage émotionnel ». Ce n'est alors qu'une façon de se débarrasser de l’énergie d’eau en excès, dans laquelle les émotions inférieures sont stockées, au niveau du hara ou tan tien et du chakra racine.
Au contraire, dans la pratique ésotérique de la sexualité, nous permettons à l’énergie de remonter, sans la laisser partir par en bas. Cela nous amène à affronter notre monde émotionnel, en particulier les émotions négatives, dont nous n’avons pas conscience, mais qui continuent de nous influencer à notre insu, et qu’on appelle engrammes ou mémoires cellulaires, on pourrait les appeler karma, peu importe. Ces mémoires sont réelles et se créent au cours de notre incarnation qui autorise ce mal vécu à se produire et s’accumuler, en attendant de pouvoir être affronté plus tard.
Ce corps aqueux, contenant notre inconnu émotionnel, inscrit vibratoirement dans le réservoir de force sexuelle du bassin, pelvis, hara, dont l’aspect mental est situé au plexus solaire (ces trois étages constituant ce que j’appelle la "Maison Terre"), est parfois appelé aussi « corps de souffrance », car il contient justement tout ce qui ne nous plait pas en nous, nous fait mal, et que nous ne voulons pas ressentir. Il peut aussi être corps de plaisir, simplement, si nous ne sommes pas trop coupés de nous-mêmes, et selon l’importance des engrammes (qui ne font totalement défaut chez personne).
Il faut savoir que, quelque soit le niveau de la souffrance occultée en nous, le plaisir sexuel a cette particularité de la masquer et  l’évacuer par l’orgasme génital, par la diminution de pression énergétique, nous permettant ainsi d’éviter d’y faire face. Mais ce faisant, nous restons prisonniers de nos systèmes de défense et n’avançons pas beaucoup dans notre connaissance de nous-mêmes.
La sexualité compulsive consiste donc à se servir de la pulsion sexuelle pour évacuer ce monde gênant ; mais par ailleurs une grande quantité d’énergie physique est perdue (surtout pour les hommes par l'éjaculation), et en conséquence toute l’énergie que nous aurions pu transmuter (élever en nous, donc spiritualiser, accélérer en fréquence, pour construire le corps spirituel) est perdue avec.
La sexualité compulsive est donc un des principaux obstacles à l’évolution spirituelle. C'est une des raisons qui ont poussé les religions à encadrer sévèrement et même parfois diaboliser le sexe, pour amener les croyants à n'y pas consacrer toute leur attention et toutes leurs énergies, au risque de freiner leur maturation spirituelle.
Mais, quand on se trouve happé par le désir sexuel dans cette quête sans fin et ce puits sans fond, où notre âme risque de se trouver aspirée (et notre société favorise ce piège sous couvert de liberté et d'évolution des moeurs), comment sortir de ce mauvais pas?

La voie tantrique, lorsqu’elle est véritable et non seulement une étiquette pour rendre plus honorable une simple quête de plaisir sexuel et d'échanges de partenaires, offre un chemin qui permet d’élever les énergies, sans avoir à les refouler ou les combattre, et de les transmuter, précisément. S’en servir en les intégrant. Incorporer le petit œuvre au Grand Œuvre pour le renforcer, et non l’empêcher. Permettre que l’orgasme ne soit plus seulement vécu comme une évacuation des énergies négatives, en se servant du partenaire comme d'une poubelle pour accueillir et neutraliser notre mal vécu, mais aussi et surtout permettre que cet orgasme soit un échange d’énergies positives, capables de fortifier notre être spirituel.
On peut remarquer que ces deux processus peuvent être vécus simultanément et mélangés au cours d'une même étreinte, dans des proportions diverses.
Pour que l'orgasme ouvre à une véritable extase, permette l'ouverture de la couronne en grand, ne se cantonne pas au rôle d'élimination, il faut déjà pouvoir avoir travaillé sur le négatif, par quelque forme de méditation, de chi kung, ou toute autre travail, comme la bio énergie de Lowen, Reich, le yoga, pour affronter (donc ressentir, accueillir et transformer par l’énergie lumineuse de la conscience) les émotions négatives, sans avoir à évacuer l’énergie sexuelle. Cela peut aussi se produire de façon spontanée en dehors de tout travail préalable.
Il n’y a pas d’énergie sexuelle d’ailleurs en réalité, il y a une énergie, appelée souvent Qi, Chi, prana ou kundalini (qui peut revêtir de nombreuses formes et fréquences, l’apparence d’éléments différents, comme l’eau, le feu, etc.) et qui change de vibration et donc de fonction physique, émotionnelle ou psychologique selon l’endroit du corps où elle s’accumule et s’exprime. Naturellement cette explication est simplifiée : la complexité des interactions et modalités réelles des corps énergétiques est inouïe, et non sans doute explicable ni connue en totalité.
La méthode taoïste, telle qu'enseignée par Mantak Chia par exemple, permet la refonte et la transmutation des émotions négatives, la libération des engrammes et la cicatrisation des blessures émotionnelles anciennes. C’est celle que je préconise puisque je la connais, l’ayant pratiquée depuis plus de 20 ans, mais il y en a d’autres, comme je l’ai dit.

Une fois davantage ancré dans notre positivité, ayant éliminé les zones d'ombre, nous sommes à même de mieux percevoir les échanges énergétiques subtils entre le yin et le yang, (entre l’homme et la femme), d'une façon plus pure et plus claire, et surtout comme un moyen de se recharger et non de s’épuiser physiquement.
Et surtout, ce faisant, l’énergie peut acquérir un potentiel suffisant pour englober l’être entier, cœur et couronne inclus, de façon à ce que l’orgasme ne soit pas centré dans la zone génitale, mais global, à un niveau plus intérieur, moins relié à la matérialité, plus proche de l'âme, au niveau du cœur et/ou du troisième œil, ouvrant ainsi des perspectives extatiques de communion et de guérison entièrement différentes de ce qu’on peut ressentir lors de la sexualité pratiquée de façon exotérique.

mercredi 30 janvier 2013

LE FEU DU MONDE NOUVEAU



Message pour les frères et sœurs qui croient aller moins bien alors qu'ils vont mieux !
Pour tous ceux qui galèrent un peu dans les "réajustements" émotionnels, qui ne sont pas tout à fait installés dans le feu et sont un peu déboussolés de devoir sortir de l'eau !
Le fait qu'il y ait davantage de feu à respirer, du fait des changements magnétiques et cosmiques, fait ressortir tous les engrammes, les poches d'eaux croupissantes du passé, dans le corps émotionnel inférieur, aqueux. Le feu les purifie, ce sont de grandes crises de nettoyage, il ne faut pas s’affoler, c’est très bénéfique.
Il FAUT éliminer les anciennes mémoires, que certains appellent cellulaires, structures du faux self, inconscient personnel, névroses, etc. pour s’établir dans la clarté du feu, dans laquelle il n’y aura plus de place pour la peur et les façons erronées de penser issues du passé.
C’est précisément le travail de la lumière ou du feu de faire ça.
Toutes les prises de conscience et libérations des anciennes chaînes psychiques ne sont pas agréables, loin s’en faut, mais elles sont nécessaires pour ne plus être emberlificoté dans l’ancien paradigme, et ne refléter dans nos vies que seulement l’Air du Monde Nouveau.
Selon les termes de l’Ange cité par Gitta Mallasz : c’est l’Amour cosmique qui est l’air du monde nouveau, et cette parole prophétique prend tout son sens aujourd’hui. (Amour cosmique et non pas seulement sentimental, ce dernier n’étant qu’une petite partie un peu « humide » de l’atmosphère du monde nouveau)…
Tom Raggs

dimanche 16 décembre 2012

C'est pourtant simple

La simplicité est l'origine du complexe,
comme le complexe est l'expression du simple.

Du complexe et du simple seul ce dernier nous est indispensable.

Le simple au service de lui même c'est l'Amour,
le complexe au service de lui-même, le Chaos.

Le complexe au service du simple c'est la Connaissance,
le simple au service du complexe c'est l'Harmonie...


(Tom Raggs - en étroite collaboration avec Lao Tseu-)