vendredi 28 juin 2013

Triste (Tom Jobim)


"Triste é viver na solidão". esta canção é dedicada à minha pequena irmã.



Triste

Triste é viver na solidão
Na dor cruel de uma paixão
Triste é saber que ninguém
Pode viver de ilusão
Que nunca vai ser nunca vai dar
O sonhador tem que acordar
Tua beleza é um avião
Demais prum pobre coração
Que pára pra te ver passar
Só pra me maltratar
Triste é viver na solidão


[Triste est de vivre dans la solitude
Dans la douleur cruelle d'une passion
Triste est savoir que personne ne peut vivre d'illusion
Cele ne peut être, ne peut marcher
Le rêveur doit se réveiller

Votre beauté est un avion
Trop pour un pauvre cœur
Qui s'arrête de te voir passer
Juste pour me maltraiter
Triste est de vivre dans la solitude]




samedi 8 juin 2013

Le groupe Facebook « LES AMIS DE LA SOURCE »


Quand je suis arrivé sur Facebook il y a 6 mois, j’ai participé à plusieurs groupes. Le premier groupe dans lequel j’ai écrit a été dissout et mes textes ont été perdus. Dans le deuxième j’ai été censuré car je dérangeais par des propos trop avancés ou en dehors du sujet (selon sans doute le jugement d’un des administrateurs).

J’ai donc décidé de m’exercer un peu à écrire chez les autres (ce que je continue à faire), et de fonder mon propre groupe le plus tôt possible.
Dans un groupe, j’ai toujours commencé par observer l’ambiance, essayant le plus possible de respecter le but et le ton que le créateur du groupe avait voulu instaurer. Si ce ton me convenait, je n’avais donc aucune frustration à suivre les préceptes communs au niveau du groupe, et si ce n’était pas le cas, c’est que le groupe ne me convenait pas et donc je n’y restais pas, ou ne m’y exprimais pas.
Ne pas procéder ainsi aurait été un manque de respect des autres et de l’hôte chez qui j’étais invité. C’est pourquoi je n’ai jamais contesté la bonne volonté d’un chef de groupe ni son autorité pour décider de ce qui était acceptable chez lui ou non. Je n’ai donc pas eu à affronter la honte d’une exclusion, et je suis resté en bons termes avec les autres administrateurs. J’ai beaucoup appris d’eux dans la façon de gérer un groupe pour favoriser le bien commun.
Ceux qui ne comprendraient pas ou ne seraient pas d’accord avec ces principes élémentaires que j’ai moi-même respectés n’auraient rien à faire dans un groupe dont je serais le créateur. Les raisons qui m'ont poussé à créer le groupe « Les Amis de la Source » sont les mêmes que celles qui me poussent à ne pas vouloir accepter que n'importe quoi ne s’y déroule.

« LES AMIS DE LA SOURCE » : Déclaration d’Intentions.

Dans un groupe il faut une confiance réciproque. Qu’il soit un espace de partage où on va pouvoir se sentir à l'aise, sans avoir peur d'être jugé, agressé, moqué, sinon tout se ferme et la communication n'est pas possible.
La question de la souplesse, disponibilité par rapport à la vie extérieure est le jeu général du web, c’est un préalable supposé intégré, notamment en ce qui concerne la « nétiquette ». Le but du groupe est que les gens puissent aborder des questionnements intimes en toute liberté, parler de choses subtiles sans masque et s’entre aider mutuellement. Alors le groupe atteindra sa finalité ; et le  bel égrégore nourrissant qu’il constitue déjà se renforcera pour le bien de chacun.
Comme l’administration n’est pas synonyme d’appartenance aux R.G., aucune enquête préalable n’est faite sur les postulants : toute demande est en général acceptée. Mais il existe une période probatoire où les comportements des nouveaux arrivants sont observés.
Afin de vous permettre de mieux cerner ce qui est attendu des « Amis de la Source » (c’est un groupe d’amis en effet, et non un forum, plus précisément un groupe initiatique, où le cheminement sur le Sentier est le dénominateur commun entre les membres), voici une liste non exhaustive des comportements non acceptables (et qui peuvent entraîner une désinscription sans autre forme de procès, et sans avoir à se justifier).

COMPORTEMENTS INADÉQUATS :

- Les comportements stériles tels que moqueries, provocations répétées (le facteur répétition après avertissement(s) étant un critère important de non adéquation) pouvant générer des polémiques inutiles et de la division, plutôt qu’un sain débat d’idées.
- Les querelles nominatives. Rester le plus possible dans le débat d’idées. Et si on parle de faits ayant lieu ou ayant eu lieu dans le groupe, ou de personnes, ne pas citer les noms des protagonistes de façon à ne pas leur nuire. (Si quelqu’un qui n’a pas suivi les différents arrive, il n’a pas à savoir de qui on parle exactement, s’il veut le savoir, il doit prendre connaissance des faits avant d’avoir à lire des commentaires au sujet des faits et des personnes incriminées.)
- Les rationalisations interminables de la part de gens qui visiblement discutent non pour s’exprimer et apprendre des autres mais pour se faire remarquer de façon compulsive et monopoliser toute l’attention par des pavés illisibles. (Dans le cas où les personnes sont très créatives ce qui est une qualité, elles sont encouragées à écrire leurs propres articles, créer leur propre groupe d’influence et non envahir ceux des autres).
- L’arrogance stérile ne sachant pas se mettre à la place de ceux qu’on  aurait pu blesser par des propos trop directs ou trop peu nuancés, ne sachant pas dire : « Pardon si j’ai pu vous/te blesser, ce n’était pas intentionnel. »
- Ne pas tenir compte des avertissements ou avis qu’on leur adresse, surtout s’ils émanent de l’administrateur du groupe.
- Être dans l’incapacité de communiquer avec les autres membres du groupe, et ne se servir de celui-ci que comme une plateforme et faire valoir à ses propres publications, sans participer aux publications des autres, et sans créer de lien avec les autres.
- Publier des publicités ou des offres commerciales : aucun prix ne doit figurer dans les énoncés des stages, conférences et autres informations (ou sinon sous forme de lien extérieur vers un autre site qui détaille les modalités de l’organisation des manifestations, à la limite une info discrète, enchâssé dans une photo).
- Publier des sujets sans aucun rapport avec les buts du groupe. C’est à vous de ressentir si les publications sont en harmonie ou non. En parcourant la page d’accueil, vous pourrez constater que l’éventail est très large et n’exclut pas l’humour, voire les sujets de société,  politiques (le rapport entre l’éveil et la société et sa gestion fait partie des préoccupations qui sont à l’ordre du jour aux Amis de la Source et donc parfaitement légitimes).
- Publier des propagandes ou des incitations à la haine, la division, le sexisme, le racisme et toutes choses contraires à la loi et aux bonnes mœurs.
- Faire la leçon aux personnes mieux informées que soi sur des sujets qu’on ne maîtrise pas. (Dans ce cas les participants sont invités à d’abord prendre connaissance des références et avis qui sont indiqués, avant de s’exprimer).
- Commenter des publications que visiblement on n’a pas lues, vu la teneur du commentaire.
- En règle générale tout ce qui peut refléter une intentionnalité peu recommandable et un manque de respect des lecteurs en particulier les membres du groupe. (Notamment des menaces ou tentatives de pression ou harcèlements en messages privés.)

POUR UNE BONNE COMMUNICATION :

- Commentaires concis, de 15/25 lignes environ, reprenant de façon précise l’idée en cours et non une liste d’idées hors sujet et trop nombreuses auxquelles il est impossible de répondre.
- Messages plus longs en publications séparées ou articles en ne publiant sur la page d’accueil que le lien vers l’article et un court commentaire.
- Respect du lecteur : je sais que tout le monde n’est pas à l’aise avec l’écrit, donc aucune remarque ne sera faite par rapport à l’orthographe, mais ce n’est pas une raison pour ne pas se relire avant publication !
- Gratuité des échanges est-il nécessaire de le préciser ?

Toutes ces recommandations peuvent paraître exagérées, mais, au bout de 4 mois de fonctionnement et un accroissement du nombre de demandes, il nous est apparu nécessaire de préciser tout cela. Gratitude envers les personnes dont le comportement m'a permis de définir cette présente déclaration d'Intention.

BIENVENUE

Et voilà ! Si ces conditions vous conviennent, ce que je souhaite bien sûr, alors sachez que votre présence sera appréciée et respectée ici, et que nous essaierons de vous aider aux mieux de nos possibilités (hormis financièrement, c’est un groupe de développement spirituel et non une association de charité), et nous serons reconnaissants également de l’aide que vous pourrez croire devoir nous offrir, dans le partage du coeur et la sincérité.
Et si elles ne vous conviennent pas, merci de ne pas postuler pour appartenir au groupe, c’est la meilleure façon de ne pas se voir désinscrire, ce qui peut être désagréable, j’en conviens bien volontiers.

Les Amis de la Source :
https://www.facebook.com/groups/520852061268945/

jeudi 6 juin 2013

QU’EST-CE QUE LA MÉDITATION ?


La méditation est un espace que l’on crée, où on s’autorise à ne rien faire d’autre que d’apprendre l’art de la vision intérieure. Neutre. Dans les premiers temps règnent le flou, la confusion, on ne distingue pas grand-chose sinon un défilé ininterrompu de pensées désordonnées. Puis peu à peu au fil des mois, des années, la vision s'affine au-dedans : on distingue dans son corps énergétique ce qui est sombre et ce qui est brillant, le négatif et le positif, on distingue les zones bloquées de ce qu’on appelle l’ombre, puis on apprend à développer peu à peu le positif qui prend la place du négatif et ainsi l’ombre s’évacue, par des larmes, des colères, comme des abcès qui se vident.
C’est une alchimie, une lente transmutation, transformation, qui se développe et se déroule pendant des années.

Ce processus est la dynamique même de la vie.

Ce processus a lieu même en absence de tout méditation, mais dans ce cas il demeure inconscient et ne mène que plus difficilement à l’éveil. Car l’ombre recelant des affects pénibles, elle a la fâcheuse tendance à se protéger de l’énergie lumineuse de la conscience.

La méditation est un travail de patience où il faut persévérer régulièrement pendant longtemps, et on pense parfois qu’il faille pour ça développer une volonté de fer.
Cette vision erronée ne tient pas compte du fait que toute volonté « velléitaire » (définie et sous tendue par un désir superficiel et non un amour profond), densification d’une partie de l’esprit qui veut influer sur l’ensemble, est une entrave. Car si ce genre de quête partant de la volonté de l’ego peut obtenir un certain genre de résultats extérieurement, elle ne peut produire l’Énergie de Transformation de l’Alchimie Interne.


Cette énergie, que j’ai définie comme le Feu spirituel, ou le Principe, à la fois vibratoire et corpusculaire, est le produit d’un métabolisme à la fois physiologique (alimentaire et respiratoire) et psychique. Elle n’est pas produite par la volonté ou le désir de transformation, mais par l’accueil en son esprit de ce qui EST, dans une attitude de lâcher prise.
Pour compléter cette conception organique de la méditation (se rapprochant de celle des arts internes du chi kung) on peut dire aussi qu’avant même de porter des fruits directs (Vision et développement du Vrai), elle en porte des indirects : l’apprentissage de la persévérance, de la discipline sans objet, sans but et sans récompense immédiate. La méditation donc développe la Volonté vraie, force agissante nécessaire pour avancer dans la vie...
Quand je dis discipline sans but et sans objet ce n'est pas tout à fait exact : il y a le but lointain de s'améliorer et se transformer soi-même, mais dont l’acuité ramenée au moment présent est quasi nulle. Sans objet, ce n'est pas complètement vrai non plus : l’objet est soi-même.
Mais cet objet est non clairement défini, multiforme, fluide, sans cesse changeant, ce qui fait que pour pouvoir l'observer efficacement il faut être sans but, sans désir d'observer une chose particulière. Car rechercher une chose précise pose l’image de cette chose dans l'esprit qui ainsi se rend aveugle à tout ce qui n'est pas ça, et par conséquent il n'est plus capable d'observer. Le désir de résultat, ou de regarder tel type de phénomène en soi, pour le rechercher ou le fuir rend l'esprit étroit et borné, incapable d'appréhender tout ce qui n'a pas été défini par la forme particulière de sa recherche.

En physique quantique on dit que l'observateur influe sur ce qui est observé, et dans le domaine de l'esprit c'est la même chose ; l'esprit étant très subtil et malléable, la façon dont on observe conditionne ce qui est observé.
La méditation consiste donc avant tout à apprendre à observer avec une conscience décrispée, acquérir par le lâcher prise une vision intérieure libre de tout filtre opéré par le désir ou la peur qui empêchent l’observation. Ainsi la méditation nous conduit vers l’ombre et la lumière simultanément et vers la vision de la façon dont l’une est peu à peu remplacée par l’autre.

lundi 27 mai 2013

MAÎTRES ET IGNORANTS



Les « Ignorants » (disons « non encore éclairés ») obéissent à leurs peurs, mais ne s'en rendent pas compte. Car généralement elles sont enfouies profondément et ne s'expriment que par un désir exacerbé de contrôle, de pouvoir, de richesses.
Tout leur discours n'est qu'une rationalisation sans fin, pour ne pas voir ce fait.
Ils contestent systématiquement les idées qui pourraient les amener à prendre conscience de leur fonctionnement et donc sont toxiques pour ceux qui ne fonctionnent plus comme ça, ceux qui ont réellement quitté le monde de la peur, n’entendent pas y retourner, et ont émigré vers leur être réel (sont fondés désormais sur l’amour,  le Principe, ou la Source).
Parmi ces ignorants, certains écrivent bien ou parlent bien ; et ils réussissent à convaincre d'autres ignorants comme eux de la validité de leurs élucubrations insensées, car tous ces gens restent à la surface des mots et ne sont pas capables d’un raisonnement cohérent, ne pénétrant jamais dans l'essence des choses pour juger de la validité des idées. Ils ne peuvent donc pas comprendre ce qu'on essaie de leur dire en toute compassion, et sans vouloir leur nuire bien au contraire. Ils restent obstinément enfermés en leur mental, où ils tournent en rond sans fin dans des démonstrations incohérentes et stériles.
Ils n'ont pas l'humilité suffisante pour apprendre des sages, en toute simplicité. Ils sont des faussaires qui essaient de singer la sagesse, mais sans avoir le « mana », alors ça ne fonctionne pas ; et ils en veulent aux maîtres d’avoir su le trouver, ils sont jaloux de leur charisme, qu'ils attribuent à un ego surdimensionné, alors que c'est précisément l'inverse. Ils les attaquent sur les questions de pouvoir, ou de manipulation, aidés en cela par la doxa obscurantiste qui manipule leurs peurs en diabolisant les mouvements spirituels minoritaires (pour des raisons évidentes de contrôle politique qui leur échappe totalement également, puisqu’ils nient leur propre conditionnement et se prétendent « libres »). Les ignorants pensent que les « maîtres » fonctionnent comme eux de façon perverse, en essayant de manipuler les autres et d’abuser d’eux. Mais s’il y a des problèmes avec des maîtres, au niveau social, c’est souvent à cause du fait que des disciples ignorants se manipulent eux-mêmes, soit en adulant des maîtres et se soumettant à eux de façon malsaine, soit au contraire, pour ne pas avoir à le faire, en les attaquant, les dénigrant et les salissant, pour ne pas avoir à se remettre en question ni reconnaître la valeur de leurs enseignements.

Un vrai maître regarde les autres maîtres de la même façon qu’il regarde tout et tous, ignorants compris, c'est-à-dire avec compassion.
Un vrai maître peut se prétendre ou ne pas se prétendre maître.
Il peut avoir ou ne pas avoir de disciples.
Ce n'est pas le titre qui fait la valeur de l'enseignement, mais l'amour qui émane de la personne.

Un enseignement de Lumière vise toujours à démasquer ce qui est faux et amener les gens vers leur vérité, il vise à les rendre libres, ce que les ignorants refusent inconsciemment, tout en prétendant le contraire. Ces gens ont le chic pour entortiller les autres dans des manipulations sans fin et les culpabiliser de leur « manque d'amour », s’il n'obéissent pas à leurs injonctions perverses visant à les accepter pour ce qu'ils ne sont pas.
Si on refuse de jouer ce jeu parce qu'on le perçoit comme faux, alors ils révèlent leurs vraies intentions et deviennent hargneux: ils contestent tout au hasard, sans plus se préoccuper de la valeur réelle des idées qu’ils rejettent, des idées souvent tout à fait valables et éclairantes.
Ce sont des fauteurs de troubles qui ne sèment autour d'eux que leur désordre intérieur.
On peut et doit leur pardonner, mais aussi nous avons l'obligation de nous protéger de ce genre de personne.
On ne peut aider que ceux qui ont l'humilité de reconnaître qu'ils ont besoin d'aide.
Qu'ils soient des maîtres ou des ignorants !

samedi 30 mars 2013

L'IMAGE DANS LE MIROIR ET LE SOI VÉRITABLE


Quand les autres vous définissent, ils ne vous limitent que dans la mesure où vous vous identifiez à ce qu’ils disent de vous.
Si leur image de vous est négative, c’est que leur ombre les empêche de voir votre lumière.
Eckhart Tolle a dit : « Ne vous préoccupez pas de la façon dont les autres vous définissent. Quand ils le font, ils se limitent eux-mêmes. C’est donc leur problème. » Nous le savons, instinctivement, mais alors pourquoi sommes nous blessés lorsque les autres nous renvoient une image dévalorisante ?

Nous recherchons ce miroir que tend l’autre, car c'est un merveilleux piège émotionnel pour l'ego : il aime s'identifier aux images avantageuses qui le font paraître pour plus que ce qu’il est. Mais ce faisant il passe son cou dans la guillotine, car à vouloir vivre ainsi par procuration dans le miroir, il se rend vulnérable et dépendant, et lorsque l'autre nous définit par la négative, l'identification à l'image reflétée par l'autre devient mortifère.
L’être véritable se passe d'identification : il n'a pas besoin d'image de lui-même pour se définir : il EST.
Celui qui recherche la preuve de son existence dans le regard d'autrui ne s'est pas encore trouvé lui-même.

MAIS OÙ EST L’ÊTRE VÉRITABLE ?

La Substantifique Substance de l’Âme, le Soi, le Principe est là tout proche.
Il est au Centre du centre du monde.
Au Centre du centre du cercle que nous sommes.
Nul besoin de volonté pour le trouver.
Nul besoin d’effort : il ne se révèle qu’au plus profond de l’Abandon.

Nulle peur à avoir, et nul désir de poursuite n’est nécessaire pour le trouver : au contraire toute hâte, toute crispation en retient la floraison.
Il n'y a rien à faire en réalité que de réaliser qu’il est déjà là, en germe.
Présent en un minuscule point au centre du Centre.
Si minuscule que nous ne le voyons pas.

Toutes pensées qui passent, toutes émotions qui se lèvent sont comme les nuages dans le ciel : sans réalité ; et seule l’illusion nous permet de croire en ce qu’ils suggèrent.
Mais ces voiles nous cachent le point infinitésimal, dans lequel réside le Tout.
Ne portons pas de jugements sur nous-mêmes, ne regardons pas notre image à travers les yeux des autres, ce n’est qu’une façon de ne pas être.
N’intervenons pas sur ce qui n’a pas de réalité, ce serait poursuivre le vent.
Tout disparaît à chaque instant et reparaît tout neuf, jamais mort et jamais né.
Dans l’intervalle entre ces deux instants, l’éternité est contenue.

La quête même du bonheur est ce qui nous empêche de le trouver car cette quête commence par l’oubli que le bonheur est déjà là, et qu’il n’a pas à être cherché.
Il n’y a pas de choses bonnes ou mauvaises en soi, il n’y a que la poursuite d’images gratifiantes et fuite d’images dévalorisantes sans aucune réalité.
L’une procède du désir, l’autre de la peur, les deux sont illusoires.
À poursuivre ainsi quelque chose qui n’existe pas, on s’épuise et ne trouve aucun réconfort, car on oublie de regarder ce qui EST et qui réside au fond de nous de toute éternité.
Qui ne peut mourir car cela est sans début, sans fin, sans forme et sans limite.

Lorsque la Joie apparaît, c’est que le Centre est vu et qu’il va éclore et commencer de rayonner : personnel, inaliénable, indépendant de toute chose.
C’est la fin de la quête illusoire.

Tom Raggs